mardi 22 novembre 2011

(Sans Titre)



J'entends un sifflement lointain,
L'appel d’un train insolent
Triste malheur pour moi, pas de regrets pour toi.
Et il va passer ici pour me crier gare.

Veni

Déjà le soleil qui s’endors d’une belle mort,
Mais tu es loin déjà, presque évaporée;
Je suis le rêveur, toi la dormeuse éveillée.
Ai-je volé la chaleur d'un baiser sur ta bouche ?

Vidi

Après avoir touché l'éphémère aurore boréale
Je n’étais pas prêt à me faire la malle
Sourire jauni au pied de la longue rame, je m'étends
Pour entendre les modulations qui s’éloignent

Vinctus

C’est l'odeur pure de l'ange que je respire
Et toi tu voles à tout vent, vie sans lendemain
J'expire du désespoir en volute blanche
Mais telle égérie, tu me souffle que tout ira bien

Intereo


Composé par Sir Seb (c) 2011
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Image:  Peinture intitulée Cercle Jaune de Kandinsky (1926)

4 commentaires:

L'insolent a dit…

Un peu comme moi, tu gaspilles l'art pour les femmes. Je te comprends tellement, et ton poème vient me chercher, un peu trop loin. D'où je suis.

Sir Seb a dit…

Pour moi, l'art et les femmes sont indissociables. Autant muses que pertes de temps, l'un ne va pas sans l'autre. Et j'ai eu beaucoup des deux...

Les femmes sont mon passage vers le loin intérieur...

Dianerythme a dit…

Une muse est passé par içi...(silence)

Sir Seb a dit…

Les muses... douleur et bonheur...